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Au kilomètre 30, avec une pancarte : ce qu’on garde d’une course

Par Fred

Au kilomètre 30, une pancarte en carton et dix secondes de retard. Trois semaines plus tard, la médaille dort dans un tiroir et la course a glissé sous les suivantes dans l’appli. Voici comment garder ce que la ligne d’arrivée laisse derrière elle.

Pour un cadeau de coureur ou de cycliste, offrez la course elle-même : l’affiche dessine son tracé sur la carte, avec son temps, sa distance et le profil de la course, à partir du fichier GPX de sa montre ou de son compteur. Marathon, cyclosportive (avec dénivelé et vitesse), sortie VTT (le tracé coloré selon la pente) ou simple parcours. Imprimée à la commande dans l’atelier de l’Aveyron, de l’A4 au 70 × 100 cm.

Deux cyclistes souriants tiennent leur affiche de La Vélodyssée, 1 340 km, encadrée de bois clair, devant un mur de pierre
Un voyage à vélo, son tracé sur la carte : l’affiche que l’on offre à celui qui l’a roulé.

Au kilomètre trente

Dimanche, neuf heures quarante. Vous êtes au bord de la route, au kilomètre trente, avec une pancarte en carton dont la colle n’a pas fini de sécher. Vous avez repéré le dossard qui compte il y a trois minutes, puis vous l’avez perdu derrière un groupe de coureurs, et quand il revient dans votre champ de vision, il est déjà à dix mètres. Il lève la main. Vous criez un prénom, il est passé.

Le reste de la journée tient en quelques images : la ligne d’arrivée, la couverture de survie, le pas de côté pour ne pas pleurer devant tout le monde. Et le soir, un seul chiffre que tout le monde répète, parce que c’est le seul qu’on retienne : le temps. On en parle pendant une semaine. Puis la semaine suivante arrive, avec sa sortie longue, et plus personne n’en parle.

Ce qu’il reste d’une course, trois semaines après

Une médaille, un dossard épinglé quelque part, une activité qui descend d’un cran chaque dimanche dans l’appli. C’est à peu près tout, et c’est peu pour des mois de réveils à l’aube. Ce que le coureur a vraiment vécu, c’est un tracé : une ligne qui part de la place, traverse la ville, monte au pont, se perd dans le bois. Il la connaît par cœur dans les jambes. Il ne l’a jamais vue en entier.

C’est aussi ce qu’on peut lui offrir sans se tromper : pas un objet de sport de plus, mais sa propre ligne, posée sur la carte avec les chiffres qui la racontent. Un cadeau pour qu’il la voie chaque matin en traversant le couloir, et que les autres demandent : c’était où, ça ?

Le marathon, dessiné sur la carte

C’est ce que fait l’affiche du marathon : le nom de la course en grand, la date, puis le tracé sur la carte avec une borne tous les 5 km, et dessous le nom du coureur, son temps, son allure, son dossard et le profil de la course. Le tracé vient du fichier GPX de sa montre, ou de son compte Strava. Neuf styles, du papier crème à la nuit aux rues dorées.

Un détail qui évite un mauvais moment : la distance imprimée n’est pas celle de la montre, mais celle de l’épreuve. Un GPS mesure presque toujours un marathon un peu plus long que 42,195 km, à cause des virages pris large et du signal qui rebondit entre les immeubles, et personne n’a envie de lire sur son exploit une distance qui n’est pas celle qu’il a courue. L’allure se calcule sur la distance de l’épreuve et sur le temps que l’on écrit. Pour un autre format de course, on choisit « Autre », et c’est la mesure du tracé qui s’imprime.

Affiche crème dans un cadre noir, sur un mur clair : « Mon premier marathon » en grandes capitales noires, le tracé rouge d’un marathon dans Paris avec ses bornes de 5 en 5 km, le nom de la coureuse en rouge, 42,195 km, le temps, l’allure, le dossard et le profil de la course
Une course entière sur un mur : le tracé et ses bornes, le temps, l’allure, le dossard et le profil. Voir l’affiche marathon →

À vélo, c’est le dénivelé qui raconte

La cyclosportive a son affiche, construite comme celle du marathon mais pour ce qu’un cycliste raconte : la distance, le dénivelé, le temps, la vitesse moyenne, le dossard, et le profil qui montre les cols. Pour un col enfin monté, c’est ce profil, ce relief qu’on connaît dans les cuisses, qui fait l’affiche, bien plus que la ligne sur la carte.

Même précaution sur la distance : si la course annonce 130 km et que le compteur en a mesuré 128, on écrit la distance officielle, et c’est elle qui passe devant. La vitesse moyenne se calcule sur le temps écoulé, arrêts aux ravitaillements compris, donc un peu plus bas que celle du compteur, qui retire en général les arrêts. Le dénivelé est celui du fichier : deux appareils ne mesurent pas le même, selon qu’ils ont un baromètre ou seulement un GPS.

Affiche crème dans un cadre noir, sur un mur clair : « Ma première cyclosportive » en grandes capitales noires, le tracé rouge d’une boucle de 132 km dans les Pyrénées avec ses bornes, la distance, le dénivelé, le temps, la vitesse moyenne, le dossard et le profil de la course
Distance, dénivelé, temps, vitesse et profil : la cyclosportive, du départ à la dernière côte. Voir l’affiche cyclosportive →

Pour les sorties du dimanche, la pente en couleur

Tous les vététistes n’ont pas de dossard, et c’est pour eux que la fiche topo existe : le tracé de la sortie sur la carte, coloré selon la pente, avec le profil d’altitude dans les mêmes couleurs. Vert sous 3 %, bleu de 3 à 7 %, rouge de 7 à 12 %, noir au-delà de 12 %. Le noir ne dit pas le sens : une descente à 15 % et une montée à 15 % sont toutes les deux noires.

Ce n’est pas la cotation d’un sentier, que seul quelqu’un qui le connaît peut donner : la couleur est une pente moyenne sur un tronçon d’environ 250 mètres pour une sortie de 40 km, et un ressaut court ou un passage technique s’y lisse. On y lit la montée, la descente, l’altitude maximale, la distance, et le temps si l’on veut l’écrire ; les chiffres viennent du fichier, rien n’est inventé. Six styles, du papier kraft au vert sapin.

Affiche crème dans un cadre noir, sur un mur clair : « Le tour d’Estaing en VTT » en grandes capitales brunes, le tracé d’une boucle de 40 km coloré en vert, bleu, rouge et noir selon la pente, et le profil d’altitude coloré de la même façon avec son point haut
Le tracé et le profil d’une sortie VTT, colorés selon la pente. Voir l’affiche VTT →

Avoir son tracé sans éventer la surprise

C’est la seule vraie difficulté du cadeau : l’affiche se fait à partir du fichier GPX de sa sortie, et c’est lui qui sait où il a couru. Sans tracé, c’est le parcours d’exemple qui s’imprimerait. Demandez-le sans insister : « Tu peux m’envoyer ton tracé ? Je voudrais voir où tu es passé. » Sur le site de Strava, sur ordinateur, c’est le menu de l’activité puis « Exporter GPX » ; beaucoup de montres et d’applis savent aussi l’exporter.

Le reste se trouve sans lui : son nom, son temps officiel et son dossard figurent dans les résultats publiés par l’organisateur. Et sa vie privée tient : le fichier est lu dans votre navigateur, jamais envoyé sur nos serveurs, et seuls le tracé simplifié, le profil d’altitude et les chiffres partent avec la commande.

Et si ce n’est pas une course

Une randonnée de plusieurs jours, un col, un voyage à vélo : le tracé seul, avec un titre et une dédicace, existe aussi, en neuf styles. Il vient d’un fichier GPX, d’un compte Strava ou de notre bibliothèque de parcours connus, ce qui sert quand on n’a pas le fichier ; dans la bibliothèque, seule la distance s’écrit. Distance, dénivelé et durée se calculent sur le tracé, et se corrigent avant de commander.

Combien de temps avant la date

L’atelier imprime en deux jours, puis il y a le trajet : à quelques jours près, prévoyez la semaine en France et la dizaine de jours dans le reste de l’Union. Pour une date qui n’attend pas, l’anniversaire du coureur ou le dimanche de la prochaine course, le fichier à imprimer est envoyé dans la journée, avec les cinq formats, pour passer chez un imprimeur de quartier.

Questions fréquentes

Quel cadeau offrir à un marathonien après sa course ?

Sa course elle-même : une affiche qui dessine son tracé sur la carte, avec le nom de l’épreuve, la date, son temps, son allure, son dossard et le profil du parcours. Le tracé vient du fichier GPX de sa montre ou de son compte Strava. Elle se compose en ligne, et l’aperçu suit chaque frappe.

Pourquoi la distance imprimée n’est-elle pas celle de ma montre ?

Un GPS mesure presque toujours un marathon un peu plus long que 42,195 km, à cause des virages pris large et du signal qui rebondit. L’affiche imprime la distance de l’épreuve, et l’allure se calcule dessus. Pour une autre distance, choisissez « Autre » : c’est alors la mesure du tracé qui s’imprime.

Comment l’offrir sans être le coureur ou le cycliste ?

Il faut son tracé : demandez-lui le fichier GPX de sa course, qui s’exporte depuis le site de Strava sur ordinateur ou depuis l’appli de la montre. Son nom, son temps et son dossard se trouvent dans les résultats de l’organisateur. Sans tracé, c’est le parcours d’exemple qui s’imprimerait.

Que veulent dire les couleurs du tracé de l’affiche VTT ?

La couleur est la pente moyenne de chaque tronçon : vert sous 3 %, bleu de 3 à 7 %, rouge de 7 à 12 %, noir au-delà. Elle dit la raideur, pas le sens, et ce n’est pas la cotation d’un sentier : un ressaut court ou un passage technique s’y lisse. Le profil d’altitude prend les mêmes couleurs.

Quel format choisir pour l’affiche d’une course ?

L’A4 ou le 30 × 40 cm existent encadrés, en noir, blanc ou bois naturel, avec un verre acrylique ; ce sont les formats d’un couloir ou d’un bureau. Le 40 × 60, le 50 × 70 et le 70 × 100 cm partent roulés, à encadrer chez vous, et donnent à la course une vraie place sur un mur.

Que faites-vous de mon fichier GPX ou de mon compte Strava ?

Le fichier GPX est lu dans votre navigateur et n’est jamais envoyé sur nos serveurs. Avec Strava, nous lisons vos activités et le tracé de celle que vous choisissez, puis nous rendons l’autorisation dès le tracé importé. Seuls le tracé simplifié, le profil d’altitude et les chiffres partent avec la commande.